Section de Paris 19 è arrondissement

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Intervention de Tatiana Poudiot relative à l'aménagement des rythmes éducatifs

2016 DASCO 57 Subventions d'un montant de 1.759.519,14 euros et conventions annuelles d’objectifs pour des projets d’animation mis en śuvre dans les écoles publiques maternelles et élémentaires parisiennes au titre de l’aménagement des rythmes éducatifs (ARE).

Le groupe Communiste-FDG votera cette délibération. La mise en place à Paris depuis la rentrée 2013 d’ateliers pendant le temps périscolaire, aujourd’hui au nombre de 16 000, participe à l’épanouissement de l’enfant. Cette mise en place est amenée à s’améliorer puisque la mission tout juste finalisée d’information et d’évaluation sur le périscolaire, a émis des préconisations qui sont des bonnes nouvelles pour le service public local, si bien sûr, on lui en donne les moyens. Par exemple, la mise en place d’un référent éducatif ville par école qui favorisera la stabilité des équipes, et la communication au sein de la communauté éducative. Autre exemple, la professionnalisation de la filière animation, avec la demande de la reconnaissance d’un diplôme d’état faite au législateur ainsi que la sécurisation d’un parcours de formation afin d’asseoir la filière du périscolaire parisien.

Néanmoins, les élus communistes continuent à demander à ce que le service public du périscolaire relève de la responsabilité de l’Etat, non pas de celles des villes. Le fait d’imposer aux communes la responsabilité de la mise en śuvre de cette réforme, entraîne, de fait, des inégalités territoriales. La qualité des activités proposées aux enfants dépend ainsi des moyens financiers des villes qui les organisent. Alors certes, on peut se féliciter que la Ville de Paris ait mis énormément de moyens pour les ARE. Mais Paris, à l’instar des autres collectivités, subit  la toujours plus vertigineuse baisse des dotations, ce qui pénalise durablement ses finances. A sa seule charge donc, le financement des ateliers périscolaire, avec le risque dans les années à venir de pénaliser la qualité du service public de l’animation, et le parcours éducatif des enfants.

Pour finir, deux alertes. La première : attention à la précarisation des animateurs recrutés par la Ville, dont beaucoup se voient imposer des temps partiels, et sont rémunérés très faiblement. L’animation des ateliers ARE peut être un complément de salaire ou un travail temporaire, mais il faut offrir la possibilité à ceux qui veulent en faire leur métier d’en vivre pleinement, et donc de bénéficier d’un temps plein.

Seconde alerte : la vigilance à avoir sur le rôle des associations. La Ville de Paris ne doit pas  transformer sa politique de subventions aux associations en politique d’appel d’offres à des prestataires de service. En effet, avec l’ARE, certaines associations qui recevaient jusqu’ici des subventions de fonctionnement pour faire vivre leur projet, sont incitées à délivrer des prestations d’atelier par le biais de la contractualisation. Deux risques à cela : que les moyens mis en place pour les ARE remplacent les crédits alloués à la politique associative parisienne, et que les associations soient contraintes de réorienter leur objet pour coller au mieux aux attentes de la Ville, au détriment de leur inventivité.

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