Section de Paris 19 è arrondissement

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Intervention relative à la modification du Programme Local de l'Habitat (PLH) pour la période 2011-2016

Le logement, trop cher dans notre ville, constituant la préoccupation première des parisiennes et des parisiens, il est important que les élus parisiens répondent à cette problématique de manière ambitieuse et en cohérence avec les engagements pris pendant la campagne municipale. Et c’est bien ce qui est proposé dans cette modification du PLH, document structurant d’une politique audacieuse du logement portée par Ian Brossat

Je voudrais souligner les principales avancées qu’entraîne cette modification du PLH :

La plus importante, pour nous élus communistes, se traduit par une production accentuée de logements sociaux.

Initialement, 4 000 logements sociaux devaient voir le jour pour les années 2014, 2015 et 2016. Désormais, ce sont 7 000 qui sont proposés ; Félicitons-nous de ces chiffres historiques pour notre capitale. Par ailleurs, l’obligation de logement social dans la zone de déficit  passe de 25% à 30%. 

Paris est ambitieuse pour le logement pour tous, Paris résiste au moment où beaucoup d’autres collectivités revoient leurs ambitions à la baisse pour des raisons financières, y participe la nocive baisse des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales, mais aussi pour des raisons politiques, puisqu’en Île-de-France, des mairies bloquent la construction de 8 000 logements sociaux, suite à des changements de majorité aux dernières élections. A l’échelle nationale, on atteint 20 000 logements bloqués.

Un grand effort est consenti sur le PLAI. J’avais déjà pu souligner lors du précèdent conseil d’arrondissement la pertinence de la création de PLAI comme réponse aux problèmes parisiens de logement. Ainsi, sur 2014-2016, seront produits 1 000 PLAI supplémentaires par rapportà la première version du PLH, permettant l’accueil de familles populaires.

Outre l’accroissement du parc, la volonté de rééquilibrage géographique de l’implantation de logements sur le territoire permettra à l’ouest parisien de participer pleinement à l’objectif du logement pour tous.

Autre avancée majeure, la priorité absolue aux attentes des familles : la part des logements sociaux destinés aux familles passe de 2/3, à ¾.

Le logement intermédiaire et le logement en accession se feront aussi en grande majorité sur des logements familiaux, ce qui représentera environ 3 000 logements par an.

Construire plus de logements familiaux, c’est aussi permettre aux personnes hébergées, et notamment aux ménages et familles en difficulté (qui représentent plus du tiers des personnes hébergées) de sortir des prises en charges en hébergement temporaire, en résidence sociale, par le dispositif Louez solidaire, pour enfin accéder à un logement pérenne.

Les étudiants ne sont pas oubliés. Beaucoup a déjà été fait : rappelons qu’en 2001, Paris ne disposait que de 1950 logements étudiants (dont la majorité était vétuste) ; entre 2001 et 2014, 7 800 logements étudiants ont été créés ou réhabilités. Désormais, nous irons encore plus loin en réalisant 1 000 logements étudiants chercheurs chaque année, dont 750 sociaux.

Parce qu’il n’a jamais été  question de favoriser les classes populaires au détriment des classes moyennes, ce PLH présente une avancée sur le logement locatif intermédiaire. Paris s’engage à élargir et à diversifier l’offre de logements en mobilisant le parc locatif privé en faveur des ménages (jeunes actifs et familles) de la classe moyenne. De nouvelles opportunités se dégagent grâce à de nombreuses dispositions introduites dans le PLH, comme les réserves et l’obligation de 30% de logement intermédiaire en dehors de la zone de déficit. La production de logement se combine aux exigences environnementales.

Le plan 1 000 immeubles améliorera les performances thermiques et plus largement la qualité environnementale de 1000 « passoires thermiques », en accompagnant les copropriétaires, en incluant des actions de repérage des ménages en situation de précarité énergétique, et en créant les outils financiers adaptés.

Beaucoup d’autres points positifs sont à relever : le financement de 12 000 logements foyers sociaux pour les personnes âgées et les personnes handicapées ; la réservation de parcelle destinée  à accueillir un projet d’habitat participatif (notamment dans le 19e) ; la transformation de bureaux vides en logement ; l’attention portée à la situation de locataires d’immeubles vendus à la découpe ; l’encadrement des loyers. L’extension de la zone d’exemption du surloyer sera étendue et portera sur l’ensemble du périmètre des quartiers politique de la ville, mais aussi sur ceux qui viennent d’en être exclu, afin de tenir compte de la fragilité sociale constatée dans certains quartiers. De plus, nous restons persuadés que l’exonération du surloyer contribue à promouvoir la mixité sociale, comme nous l’avions indiqué à l’occasion du vœu relatif  aux zones hors–surloyer adopté lors du précédent conseil d’arrondissement.

Au regard des multiples avancées que présente ce PLH, nous voterons bien évidemment cette délibération.

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